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| À première vue, on pourrait croire que Didier Jean et Zad sont trois bons copains qui se retrouvent de temps en temps pour se raconter des histoires. Mais il nen est rien ! Ils sont deux, et ça suffit bien. Un jour, voici déjà douze ans, ZAD vint tirer par la manche son compagnon de jeux, Didier JEAN, alors très occupé à martyriser son piano : Sil te plaît, lui dit-elle, inventons une histoire... que je puisse la dessiner ! Et voilà, le mal était fait ! Le bougre saisit la balle au bond, entamant alors avec sa compagne une partie de ping-pong verbal qui nest toujours pas terminée. Dans ce jeu, pas de gagnant, pas de perdant, mais deux olibrius qui, tantôt illustrant, tantôt écrivant, cultivent leur imaginaire comme on élève des orchidées. Leur méthode de travail tient de la gourmandise : tandis que Didier prépare une savoureuse crème au chocolat, un coulis à la framboise ou encore une chantilly, Zad sen empare et les pose sur sa palette pour donner des couleurs à leurs dessins. Cela explique peut-être pourquoi les lecteurs ont tendance à dévorer leurs livres... |
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Ce tandem insolite vit sans certitudes, sauf peut-être une seule: il faut créer pour sourire à la vie
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| ZAD vue par Didier JEAN | |||||||||||
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| Imaginez-là, brune, avec un sourire épanoui. Elle porte une robe, vous regarde droit dans les yeux et vous parle. Ses mains graciles, couvertes de pastel, dansent dans la lumière. Vous demandez à voir. Elle a un petit rire inattendu, pivote sur elle-même et dun geste vif, vous montre ses oeuvres : un personnage bondissant, éclairé de dos, attendant sur un chevalet linspiration ; une illustration richement colorée pincée sur une corde tendue... Zad est chez elle et ses mots frottés résonnent un instant entre les quatres murs de son atelier puis se dispersent comme des oiseaux. Elle a un morceau déquateur qui vous réchauffe le coeur, mais je vous préviens, elle est aussi fragile quhumaine. Lorsque son regard vacille, sa petite flamme faiblit par à coups, elle a besoin de lumière pour vivre et sexprimer. Un peu doxygène, un bon sommeil et là revoilà fraîche et splendide. Je vous le disais, la vie appelle la vie. |
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